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Personnalité


Théorie de l'attachement :

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[ psychologie 🎭 12 + 2 + 21 + 19 = 54 min ]


heuristique cognitive, biais cognitif

Au sens large, la cognition désigne l'ensemble des processus d'un organisme qui relèvent du traitement d'information (mémoire, perception, raisonnement, apprentissage, attention, émotion, habituation…).

Au sens large, les pensées sont les éléments cognitifs (au moins partiellement) conscients (mais pas nécessairement contrôlés), grossièrement regroupables en quelques domaines :

Au sens restreint et historique (qui n'est pas utilisé dans ces textes accompagnateurs, mais qui est plus courant et est utilisé dans les contenus recommandés ici), la cognition désigne les processus de traitement d'information participant de façon centrale aux fonctions de connaissance et de résolution de problème : raisonnement, apprentissage, mémoire etc. En seraient a priori exclus les processus émotionnels et sensori-moteurs. Mais l'étude de la cognition incarnée (développement de connaissance et résolution de problème mettant en jeu le corps davantage que dans une simple prise d'informations initiale) et des problèmes sociaux qui se posent aux organismes a conduit à élargir la notion de cognition, dont la définition initiale est biaisée par la noblesse qu'on attribue au raisonnement, à l'apprentissage et autres processus intuitivement assimilés.

Un biais cognitif est une tendance de la cognition à :

Remarques :

Les notions d'heuristique cognitive et de biais cognitif recouvrent indifféremment ce qui relève de l'acquis/apprentissage et ce qui relève de la prédisposition ; contrairement à la notion de schème cognitif, qui se restreint à l'acquis, destiné à varier en fonction des conditions sociales de son développement (cf. l'épisode suivant).

Note sur le vocabulaire : Concernant la définition de pensée et l'énumération incomplète de types de pensées, ça n'a pas vocation à être très informatif. C'est simplement pour essayer d'éviter d'employer une nébuleuse de mots sans structure, en cherchant une certaine cohérence avec les pages Wikipédia correspondantes.

[ psychologie cognitive 🧠 21 min ]


Personnalité :


Définition

Un schème cognitif (ou schème) est l'association acquise de différents éléments cognitifs qui font système pour détecter et réagir à des situations :

Les schèmes sont des abrégés d'expériences passées, fonctionnant sur le mode de l'attente implicite et de l'habitude (sensori-motrice, de réflexion, d'appréciation…), qui sont différentiellement activés et inhibés par les situations présentes. La notion de schème est au cœur des théories sociologiques de l'action.

Un schéma cognitif (ou schéma) est un schème stable au fil des années, qui concerne la personne ou sa relation aux autres (donc pas l'exemple de l'escalier, mais plus l'exemple de la demande d'aide).

La personnalité désigne l'ensemble des schémas d'une personne. Elle se stabilise largement au cours de l'adolescence. La notion de personnalité s'oppose :


Caractérisation et classification

La caractérisation de la personnalité d'un individu (par rapport bien entendu à la personnalité des autres individus) cherche à dégager, dans les comportements et attitudes, des tendances (ainsi que des gammes de variabilité autour de ces tendances) :

Empiriquement (et comme en rend compte le modèle des Big Five), de telles tendances (appelées traits de personnalité) s'observent principalement au sujet des caractéristiques :

Ce sont ces traits de personnalité que mesurent les tests de personnalité. (Le modèle HEXACO construit un peu différamment les catégoties des traits de personnalité avec notamment la caractéristique supplémentaire d'honnêteté et humilité.)

Pour chacun de ces traits de personnalité :

constituent des compétences socio-émotionnelles et peuvent être travaillées.

Par ailleurs, les personnalités peuvent faire l'objets de classifications ou être placées sur des échelles (avec des tests psychologiques). Ainsi, en psychologie sociale, on peut étudier comment certaines structures sociales interagissent avec et sont rendues possibles par les personnalités des agents impliqués selon les caractéristiques de leurs personnalités. C'est par exemple le cas dans la théorie de la personnalité autoritaire.

Plus concrètement, le profilage automatique de la personnalité est utilisé en influence politique (par exemple dans l'affaire Facebook-Cambridge Analytica).


Gestion de la personnalité

La gestion de sa personnalité consiste à utiliser comme des ressources (et mettre en place des stratégies comportementales et cognitives pour utiliser comme des ressources) ses schémas et les comportements qu'ils permettent (en fonction notamment des identités réactivées par la situation et/ou pertinentes à mobiliser dans la situation). Grossièrement, ces stratégies de gestion des schémas peuvent être de l'ordre de :

Les difficultés de gestion de sa personnalité sont de deux ordres :

Plus précisément, dire que la gestion de la personnalité peut souffir d'un défaut d'unité et de contrôle de soi, c'est dire que la gestion de la personnalité repose sur les compétences d'intégration de soi (integrated self) :


Trouble de la personnalité

Un trouble de la personnalité désigne le fait de rencontrer dans des situations diverses depuis l'adolescence des difficultés graves avec un (ou des) schéma parce que les comportements qu'il permet et/ou la stratégie de gestion de ce schéma échouent à répondre aux besoins et sont trop rigides pour être adaptés facilement. Ce dysfonctionnement de schéma ou de stratégie de gestion de schéma peut faire intervenir des boucles de rétroaction où des problèmes induits par ce dysfonctionnement confirment le schéma et renforcent la stratégie dysfonctionnelle. (Par exemple : schéma avec peur de l'abandon -> comportement visant à éviter l'abandon mais inapproprié -> abandon.)

Le développement d'un trouble de la personnalité a lieu durant la mise en place de la personnalité, c'est-à-dire durant l'enfance et l'adolescence (en particulier dans le système d'attachement avec les prodigueur·se·s de soin, mais aussi du fait d'expériences de vie traumatisantes, de situations prolongées de manque de limites, de manque prolongé de situations d'autonomie et de performance etc.).

Les schémas pouvant poser des difficultés, et les troubles de la personnalité plus généralement, font l'objet de classifications, dans une perspective de soin psychologique (diagnostic, développement et évaluation de protocoles de soin etc.), comme c'est le cas dans la thérapie des schémas.

Note sur le vocabulaire : Le terme "personnalité" recouvre aussi parfois les stratégies de gestion des schémas. J'ai préféré distinguer les deux pour mettre en exergue l'opposition entre :

[ psychologie 🎭 15 + 11 + 4 + 15 + 16 = 1 h 01 ]


À partir d'ici la promenade se poursuit par des chemins indépendants.

Chemin A : trouble de la personnalité

introduction au trouble de la personnalité borderline

En guise de premier exemple de sous-catégorie diagnostique de trouble de la personnalité, le trouble de la personnalité borderline correspond à :

[ psychiatrie 👁‍ 14 min ]


diagnostic en psychiatrie

Les diagnostics psychiatriques sont issus de décennies de recherches qui ont établi (et continuent de faire évoluer) les critères les définissant et les différenciant, sur la base de théorisation et d'étude empirique du comportement et du fonctionnement psychologique. En tant qu'outil de soin, un diagnostic psychiatrique :

Leur utilité dans la pratique (et la construction) de la psychiatrie est confrontée à différentes problématiques :

Un enjeu transversal à ces problématiques est la formation du personnel médical en psychiatrie, y compris des psychiatres.

[ psychiatrie 👁‍ 33 min ]


Trouble de la personnalité borderline :

Le diagnostic différentiel consiste à établir quel diagnostic s'applique le meux à la situation en comparant les diagnostics envisageables sur les critères où ils diffèrent (par opposition à un diagnostic établi par vérification de ses crtères, dans une simple démarche de vérification). Internalisant cette démarche dès les critères diagnostiques qui les définissent, les diagnostics psychatiques intègrent souvent un critère du genre "n'est pas mieux expliqué par un cas de tel type", évitant que plusieurs diagnostics ne s'appliquent à tors simultanément.

La partie 1 porte sur les distinctions et recouvrements du trouble de la personnalité borderline avec d'autres troubles, sur les aspects suivants :

[ psychiatrie 👁‍ 36 + 21 = 57 min ]


Fin !

Chemin B : les compétences psycho-sociales en santé publique


TODO


Fin !

Chemin C : théorie de la personnalité autoritaire


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Fin !

CransWiki: petit_gastéropode/Vulgarisation_promenades/dix-septième_promenade (dernière édition le 2026-02-25 18:33:48 par petit gastéropode)