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== Personnalité ==
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Théorie de l'attachement :
* [[https://www.youtube.com/watch?v=bEyj4ATWZyg&list=PLUH-q82QPaNILWL0RX7QHrsgTya3CNQWR|vue générale]] (et l'[[https://www.youtube.com/watch?v=FaiXi8KyzOQ|expérience]] qu'on est invité à regarder à 2:02)
* [[https://www.youtube.com/watch?v=X_tOcC84yiA&list=PLUH-q82QPaNILWL0RX7QHrsgTya3CNQWR|éducation et attachement]]
* [[https://www.youtube.com/watch?v=mi6EZ1X_BE8&list=PLUH-q82QPaNKJsh-5S02tmAGVC3NNpVk7|l'attachement et ses problèmes]]
`ajouter un texte accompagnateur`
~-[ psychologie 🎭 12 + 2 + 21 + 19 = 54 min ]-~
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[[https://www.youtube.com/watch?v=di8MewR_nMs|heuristique cognitive, biais cognitif]]
''Au sens large, la __cognition__ désigne l'ensemble des processus d'un organisme qui relèvent du traitement d'information (mémoire, perception, raisonnement, apprentissage, attention, émotion, habituation…).
Au sens large, les __pensées__ sont les éléments cognitifs (au moins partiellement) conscients (mais pas nécessairement contrôlés), grossièrement regroupables en quelques domaines :
* lien au corps : sensation, perception/intuition, émotion,
* affectivité : émotion, affect, sentiment,
* __conation__ (part des pensées tournées vers l'action et la motivation) : besoin, intention, valeur,
* mémoire : souvenir, croyance/connaissance/représentation,
* réflexion : idée, raisonnement, jugement/conclusion.
Au sens restreint et historique (qui n'est pas utilisé dans ces textes accompagnateurs, mais qui est plus courant et est utilisé dans les contenus recommandés ici), la cognition désigne les processus de traitement d'information participant de façon centrale aux fonctions de connaissance et de résolution de problème : raisonnement, apprentissage, mémoire etc. En seraient a priori exclus les processus émotionnels et sensori-moteurs. Mais l'étude de la __cognition incarnée__ (développement de connaissance et résolution de problème mettant en jeu le corps davantage que dans une simple prise d'informations initiale) et des problèmes sociaux qui se posent aux organismes a conduit à élargir la notion de cognition, dont la définition initiale est biaisée par la noblesse qu'on attribue au raisonnement, à l'apprentissage et autres processus intuitivement assimilés.
Un __biais cognitif__ est une tendance de la cognition à :
* aboutir à une conclusion incorrecte,
* incorrecte au sens de la fonction de connaissance,
* du fait même de la façon dont la cognition fonctionne dans l'organisme en question (par opposition au fait d'être exposé à des sources d'information biaisées etc.).
Remarques :
* certains biais cognitifs sont néanmoins tout à fait adaptés à d'autres fonctions, par exemple à des fonctions de survie (s'agissant de surestimer un risque), ou encore à des fonctions sociales lorsqu'il s'agit de raisonner en argumentant avec d'autres personnes… mais la théorie argumentative du raisonnement est une autre histoire,
* en particulier, un biais cognitif peut provenir d'une heuristique cognitive tout à fait adaptée à la __rationalité limitée__ (manque d'information ou de temps de réflexion et utilisation d'heuristiques),
* en microéconomie, on définit la notion de biais cognitif en définissant plutôt "incorrect" par rapport à la maximisation de l'utilité. Si on suppose que c'est effectivement ce que cherche à faire l'agent, on peut voir cela comme une approximation de la fonction de connaissance.
Les notions d'heuristique cognitive et de biais cognitif recouvrent indifféremment ce qui relève de l'acquis/apprentissage et ce qui relève de la prédisposition ; contrairement à la notion de schème cognitif, qui se restreint à l'acquis, destiné à varier en fonction des conditions sociales de son développement (cf. l'épisode suivant).''
__Note sur le vocabulaire :__ Concernant la définition de pensée et l'énumération incomplète de types de pensées, ça n'a pas vocation à être très informatif. C'est simplement pour essayer d'éviter d'employer une nébuleuse de mots sans structure, en cherchant une certaine cohérence avec les pages Wikipédia correspondantes.
~-[ psychologie cognitive 🧠 21 min ]-~
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Personnalité :
* [[https://www.youtube.com/watch?v=qknMmg7ThoI&list=PLUH-q82QPaNKJsh-5S02tmAGVC3NNpVk7|partie 1 : théories des traits et théories situationnelles]]
* [[https://www.youtube.com/watch?v=nxjlKPe545I&list=PLUH-q82QPaNKJsh-5S02tmAGVC3NNpVk7|partie 2 : thérapie des schémas]]
* [[https://www.youtube.com/watch?v=mA4ioMUwclU&list=PLUH-q82QPaNKJsh-5S02tmAGVC3NNpVk7|partie 2 bis : exemples de thèmes de schémas]]
* [[https://www.youtube.com/watch?v=FH6rT4BEneQ&list=PLUH-q82QPaNILWL0RX7QHrsgTya3CNQWR|partie 3 : résumé des parties 1 et 2 avec la métaphore de l'arbre]]
* [[https://www.youtube.com/watch?v=1KUxzFLtvRA&list=PLUH-q82QPaNKJsh-5S02tmAGVC3NNpVk7|partie 4 : compétences d'intégration de soi]]
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'''''Définition'''
Un __schème cognitif__ (ou __schème__) est l'association acquise de différents éléments cognitifs qui font système pour détecter et réagir à des situations :
* [entrée/activation] - une façon de percevoir, reconnaître et interpréter des situations (par exemple reconnaître visuellement un escalier en face de soi, ou interpréter/reconnaître un type de situation sociale où la personne en face est en position de prodiguer du soin dans un certain domaine),
* [traitement] - qui met en jeu des besoins et sucite alors une __attitude__ (composée d'émotions, de croyances et d'intentions) (par exemple souhaiter monter l'escalier et croire que c'est possible, ou ressentir de la confiance envers la personne et avoir l'intention de s'appuyer sur son aide),
* [sortie/réponse] - ces besoins et cette attitude suggérant des réponses comportementales tout en étant la condition de leur possiblité (ils permettent, contraingnent et suggèrent des comportements) (par exemple déclancher les mouvements permettant de monter les escalier, ou réfléchir à demander de l'aide dans le domaine en question et se souvenir de situations similaires avec des figures d'attachement).
Les schèmes sont des abrégés d'expériences passées, fonctionnant sur le mode de l'attente implicite et de l'habitude (sensori-motrice, de réflexion, d'appréciation…), qui sont différentiellement activés et inhibés par les situations présentes. La notion de schème est au cœur des théories sociologiques de l'action.
Un __schéma cognitif__ (ou __schéma__) est un schème stable au fil des années, qui concerne la personne ou sa relation aux autres (donc pas l'exemple de l'escalier, mais plus l'exemple de la demande d'aide).
La __personnalité__ désigne l'ensemble des schémas d'une personne. Elle se stabilise largement au cours de l'adolescence. La notion de personnalité s'oppose :
* d'un côté à celle de __tempérament__ : tendances innées et génétiques dans les réactions aux situations, s'exprimant dès la naissance et influençant le développement de la personnalité,
* de l'autre à celle d'__humeur__ : tendance émotionnelle pouvant varier à l'échelle de la journée ou des semaines, influençant les émotions (y compris liées aux comportements sociaux), les instincts (sommeil, appétit, libido), le fonctionnement intellectuel (réflexion, mémoire).
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'''Caractérisation et classification'''
La caractérisation de la personnalité d'un individu (par rapport bien entendu à la personnalité des autres individus) cherche à dégager, dans les comportements et attitudes, des tendances (ainsi que des gammes de variabilité autour de ces tendances) :
* stables au cours de la vie (ou du moins au cours des années),
* portant sur des caractéristiques qui font aussi l'objet de tendances stables au cours de la vie chez les autres individus.
Empiriquement (et comme en rend compte le __modèle des Big Five__), de telles tendances (appelées __traits de personnalité__) s'observent principalement au sujet des caractéristiques :
* d'__ouverture à l'expérience__ : tendance à rechercher ou accueillir la nouveauté ou la diversité des expériences (selon différents types d'expériences : les rêveries, les expériences esthétiques et artistiques, les émotions et sentiments, les activités et actions, les idées et stimulations intellectuelles, les valeurs différentes des siennes et de celles qui font autorité),
* de __conscienciosité__ : tendance à réaliser et avoir des attitudes orientées vers le fait de réaliser des tâches correctement en s'investissant (tendance elle-même catégorisable en différentes composantes : autodiscipline, ordre et organisation, délibération, sens du devoir, recherche de réussite, sentiment de compétence),
* d'extraversion : selon les tendances aux comportements et attitiudes de chaleur, de grégarité, d'assertivité, d'activité et de recherche de sensations, ainsi que la tendance à ressentir des émotions positives,
* d'__agréabilité__ (ou __amabilité__) : tendance aux comportements et attitudes prosociales (confiance, droiture, altruisme, conformité, modestie, sensibilité),
* de __neuroticisme__ : tendance aux émotions négatives (anxiété, colère et hostilité, dépression, timidité sociale, impulsivité) et __vulnérabilité psychologique__ (tendance à ressentir des émotions négatives en réaction aux événements).
Ce sont ces traits de personnalité que mesure les tests de personnalité. (Le modèle HEXACO construit un peu différamment les catégoties des traits de personnalité avec notamment la caractéristique supplémentaire d'honnêteté et humilité.)
Pour chacun de ces traits de personnalité :
* l'étendue de la variabilité autour de la tendance qu'est le trait de personnalité,
* ainsi que la capacité à contrôler où se situer dans cette gamme de variabilité en fonction des situations,
constituent des compétences socio-émotionnelles et peuvent être travaillées.
Par ailleurs, les personnalités peuvent faire l'objets de classifications ou être placées sur des échelles (avec des tests psychologiques). Ainsi, en psychologie sociale, on peut étudier comment certaines structures sociales interagissent avec et sont rendues possibles par les personnalités des agents impliqués selon les caractéristiques de leurs personnalités. C'est par exemple le cas dans la théorie de la personnalité autoritaire.
Plus concrètement, le profilage automatique de la personnalité est utilisé en influence politique (par exemple dans l'affaire Facebook-Cambridge Analytica).
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'''Gestion de la personnalité'''
La gestion de sa personnalité consiste à utiliser comme des ressources (et mettre en place des stratégies comportementales et cognitives pour utiliser comme des ressources) ses schémas et les comportements qu'ils permettent (en fonction notamment des identités réactivées par la situation et/ou pertinentes à mobiliser dans la situation). Grossièrement, ces stratégies de gestion des schémas peuvent être de l'ordre de :
* l'acceptation du schéma / la soumission au schéma : suivre les comportements que le schéma suggère conformément à l'attitude qu'il sucite,
* de l'opposition au schéma : suivre une stratégie cognitive et comportementale s'opposant à l'attitude que le schéma sucite,
* de la fuite du schéma : suivre une stratégie cognitive et comportementale évitant les situations d'activation du schéma.
Les difficultés de gestion de sa personnalité sont de deux ordres :
* premièrement, un défaut d'unité et de contrôle de soi, pouvant aller :
* du fait de persévérer dans un comportement suggéré par un schéma tout en souhaitant arrêter ou en pensant qu'il faudrait mieux arrêter,
* au cas pathologique du __trouble dissociatif de l'identité__, où des modes de fonctionnement différents coexistent de façon incontrôlée chez la personne, avec amnésie de ce qui se passe dans les autres modes, causant des difficultés graves pour le fonctionnement de la personne (je précise, car comme toujours en psychiatrie, une pathologie correspond à un type de fonctionnement ''et'' au fait que celui-ci pose des difficultés graves à la personne).
* deuxièmement, une rigidité de comportements (ce second ordre de difficultés n'étant pas nécessairement étranger au premier ordre de difficultés) pouvant aller jusqu'au cas pathologique du trouble de la personnalité (cf. partie suivante).
Plus précisément, dire que la gestion de la personnalité peut souffir d'un défaut d'unité et de contrôle de soi, c'est dire que la gestion de la personnalité repose sur les __compétences d'intégration de soi__ (__integrated self__) :
* __connexion à son corps et ses émotions__ : capacité à ressentir, identifier et prendre en compte ses états corporels et émotionnels,
* __vigilance__ : capacité à identifier les éléments pertinents par rapport aux besoins de la personnalité pour prendre des décisions en conséquence (identification des signaux, des décisions à prendre etc.),
* __perception de retours__ : capaciter à identifier les feedbacks permettant de savoir si l'objectif associé à un besoin a été rempli,
* __conscience d'accès__ : capacité à identifier et manipuler explicitement ses pensées,
* __compétence intégrative__ : avoir une image de soi qui prenne en compte l'ensemble de sa personne (personnalité comprise),
* __résilience__ : capacité à aussi utiliser comme ressource des éléments de sa personnalité qui posent des difficultés,
* __estime de soi__ : jugement de sa valeur par rapport aux autres. L'estime de soi est à distinguer (bien qu'elles s'entre-influencent) de :
* l'__appréciation de soi__ : fait de s'apprécier (indépendament d'un jugement de valeur),
* l'__autocompassion__ : fait de s'accepter tel qu'on est et d'avoir une attitude bienveillante vis-à-vis de soi (accepter par opposition à punir, à souhaiter la disparition ou à avoir des exigences de changement),
* l'__amour propre__ : capacité à porter de l'attention sur soi et à prendre soin de soi.
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'''Trouble de la personnalité'''
Un __trouble de la personnalité__ désigne le fait de rencontrer dans des situations diverses depuis l'adolescence des difficultés graves avec un (ou des) schéma parce que les comportements qu'il permet et/ou la stratégie de gestion de ce schéma échouent à répondre aux besoins et sont trop rigides pour être adaptés facilement. Ce dysfonctionnement de schéma ou de stratégie de gestion de schéma peut faire intervenir des boucles de rétroaction où des problèmes induits par ce dysfonctionnement confirment le schéma et renforcent la stratégie dysfonctionnelle. (Par exemple : schéma avec peur de l'abandon -> comportement visant à éviter l'abandon mais inapproprié -> abandon.)
Le développement d'un trouble de la personnalité a lieu durant la mise en place de la personnalité, c'est-à-dire durant l'enfance et l'adolescence (en particulier dans le système d'attachement avec les prodigueur·se·s de soin, mais aussi du fait d'expériences de vie traumatisantes, de situations prolongées de manque de limites, de manque prolongé de situations d'autonomie et de performance etc.).
Les schémas pouvant poser des difficultés, et les troubles de la personnalité plus généralement, font l'objet de classifications, dans une perspective de soin psychologique (diagnostic, développement et évaluation de protocoles de soin etc.), comme c'est le cas dans la thérapie des schémas.''
__Note sur le vocabulaire :__ Le terme "personnalité" recouvre aussi parfois les stratégies de gestion des schémas. J'ai préféré distinguer les deux pour mettre en exergue l'opposition entre :
* un fonctionnement stable et largement émotionnel (ce à quoi on est sensible et de quelle manière),
* des stratégies de gestion de ce fonctionnement, qui sont plus manipulables et conscientes.
~-[ psychologie 🎭 15 + 11 + 4 + 15 + 16 = 1 h 01 ]-~
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À partir d'ici la promenade se poursuit par des chemins indépendants.
=== Chemin A : trouble de la personnalité ===
[[https://www.youtube.com/watch?v=ICSWs7PlN4g|introduction au trouble de la personnalité borderline]]
''En guise de premier exemple de sous-catégorie diagnostique de trouble de la personnalité, le __trouble de la personnalité borderline__ correspond à :
* des schémas de peur de l'abandon, avec des difficultés à les gérer en particulier dans les relations avec les personnes,
* associé à une instabilité émotionnelle, en matière de colère, d'impulsivité, d'idéalisation et dévalorisation des autres personnes etc. en réaction aux événements (comme la vulnérabilité psychologique définie dans l'épisode précédent, et par opposition à des varaiations d'humeur endogènes), avec des difficultés à la gérer.''
~-[ psychiatrie 👁 14 min ]-~
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[[https://www.youtube.com/watch?v=ik1ZGW-UrFY&list=PLUH-q82QPaNILWL0RX7QHrsgTya3CNQWR|diagnostic en psychiatrie]]
''Les diagnostics psychiatriques sont issus de décennies de recherches qui ont établi (et continuent de faire évoluer) les critères les définissant et les différenciant, sur la base de théorisation et d'étude empirique du comportement et du fonctionnement psychologique. En tant qu'outil de soin, un diagnostic psychiatrique :
* non seulement correspond à un type de fonctionnement (que les critères diagnostiques n'ont pas vocation à décrire et expliquer, mais à caractériser afin de l'identifier),*
* mais aussi il exige que ce fonctionnement soit associé à des difficultés importantes rencontrées par la personne (ce qui est à considérer comme difficulté importante étant notamment à définir avec la personne).
Leur utilité dans la pratique (et la construction) de la psychiatrie est confrontée à différentes problématiques :
* simplification, communication et reconnaissance :
* appliquer une appellation de portée générale à une situation particulière, ça peut permettre une communication plus efficace tant avec le personnel médical qu'avec l'entourage (proches, institution scolaire, milieu professionnel…) et ainsi conduire à une meilleure prise en compte de la situation,
* à l'inverse, le diagnostic psychiatrique peut être associé à une stigmatisation qui impacte la pertinence de la prise en compte de la situation, y compris de la prise en charge médicale,
* pour certain·e·s patient·e·s, un diagnostic peut porter un enjeu de reconnaissance (notamment face à des considérations sur la responsabilité et la volonté) mais aussi d'identité sociale (qui, si elle peut permettre à la personne de trouver du soutien, peut aussi contribuer à l'éloigner des soins) ;
* outil théorique :
* pour læ psychiatre et autres membres du personnel médical, le diagnostic est un outil qui permet de mobiliser efficacement la connaissance qu'il cristallise, notamment dans la mise en place d'un traitement adapté,
* à l'inverse, mal compris et mal utilisé (car il s'agit bien d'une déviance par rapport aux normes académiques), il peut conduire à des raccourcis liant trop systématiquement des diagnostics à des traitements spécifiques, négligeant l'analyse de la situation particulière,
* plus simplement, en orientant les investigations de læ psychiatre, il est généralement pertinent mais pas toujours,
* pour la recherche, il constitue un outil qui participe à la théorisation et la formalisation,
* il a de même une utilité pédagogique dans la formation des psychiatres,
* mais il participe à ancrer une catégorisation des troubles mentaux qui certainement sera rapidement amenée à évoluer (à l'échelle de décennies),
* pour certain·e·s patient·e·s (et pour l'entourage), il peut être une voie d'accès à de plus amples informations (associée à un risque de désinformation).
Un enjeu transversal à ces problématiques est la formation du personnel médical en psychiatrie, y compris des psychiatres.''
~-[ psychiatrie 👁 33 min ]-~
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Trouble de la personnalité borderline :
* [[https://www.youtube.com/watch?v=4kiwNqFe1ck|parite 1 : diagnostic différentiel, comorbidités, étiologie]]
* [[https://www.youtube.com/watch?v=_nYvaLXMuOU|partie 2 : évolution dans le temps, thérapies]]
''Le __diagnostic différentiel__ consiste à établir quel diagnostic s'applique le meux à la situation en comparant les diagnostics envisageables sur les critères où ils diffèrent (par opposition à un diagnostic établi par vérification de ses crtères, dans une simple démarche de vérification). Internalisant cette démarche dès les critères diagnostiques qui les définissent, les diagnostics psychatiques intègrent souvent un critère du genre "n'est pas mieux expliqué par un cas de tel type", évitant que plusieurs diagnostics ne s'appliquent à tors simultanément.
La partie 1 porte sur les distinctions et recouvrements du trouble de la personnalité borderline avec d'autres troubles, sur les aspects suivants :
* diagnostic différentiel avec d'autres conditions d'instabilité émotionnelle ou de l'humeur,
* difficulté à établir un diagnostic précis et taux d'erreur de diagnostic,
* comorbidités,
* limites de la classification des troubles de la personnalité.''
~-[ psychiatrie 👁 36 + 21 = 57 min ]-~
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Fin !
=== Chemin B : les compétences psycho-sociales en santé publique ===
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Fin !
=== Chemin C : théorie de la personnalité autoritaire ===
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Fin !